La salle de bain est devenue bien plus qu’une pièce fonctionnelle. C’est l’espace où l’on commence et termine sa journée, et de plus en plus de propriétaires genevois souhaitent en faire un vrai lieu de bien-être. En 2026, les tendances en rénovation de salle de bain combinent esthétique affirmée et exigences techniques précises. Matériaux naturels, robinetterie sculptée, formats de carrelage XXL : voici ce qui fait la différence entre une salle de bain banale et un espace qui donne vraiment envie d’y passer du temps.
La douche à l’italienne : le choix qui redessine tout l’espace
C’est la transformation la plus demandée en rénovation de salle de bain ces dernières années, et la tendance ne faiblit pas en 2026. La douche à l’italienne, sans receveur apparent ni paroi haute, agrandit visuellement la pièce et facilite l’accès pour tous les profils d’utilisateurs.
Concrètement, voici ce qu’elle change dans votre salle de bain :
- Le sol devient continu, avec une légère pente vers l’évacuation centrale ou latérale, ce qui demande un travail précis de chape et d’étanchéité
- La lumière circule mieux dans la pièce, surtout si la paroi est en verre trempé transparent ou semi-transparent
- L’entretien est nettement simplifié : pas de joints de receveur à récurer, pas de seuil qui accumule le calcaire
En Suisse, l’installation d’une douche à l’italienne implique de respecter les normes d’étanchéité définies par la norme SIA 118 et les prescriptions AEAI pour les locaux humides. Un artisan expérimenté sait anticiper ces contraintes dès la phase de conception.
Astuce : Si votre salle de bain est petite (moins de 5 m²), optez pour une évacuation murale plutôt que centrale. Le sol reste visuellement plus propre et le chantier est moins lourd.
Carrelage zellige et grands formats : deux univers, une même ambition
En 2026, deux directions s’affrontent dans les salles de bain rénovées, et elles correspondent à des sensibilités très différentes.
Le zellige, ce carrelage artisanal marocain aux reflets irisés et aux surfaces légèrement irrégulières, s’impose comme le matériau signature des rénovations contemporaines. Posé en mur de douche ou en crédence derrière le lavabo, il apporte une texture vivante que les carreaux industriels ne peuvent pas reproduire. Sa particularité : chaque pièce est unique, ce qui donne un résultat toujours légèrement différent de celui du voisin.
Les grands formats, à l’opposé, misent sur la sobriété et la continuité visuelle. Des dalles de 60 x 120 cm ou de 120 x 120 cm en grès cérame posées à joints minimes donnent une impression d’espace et de calme. C’est le choix privilégié pour les salles de bain minimalistes ou pour ceux qui veulent limiter les surfaces de joints à entretenir.
Les deux approches sont compatibles avec les contraintes techniques suisses, à condition de travailler avec un carreleur qui maîtrise les supports adaptés (notamment pour les grandes dalles, qui nécessitent un fond parfaitement plan).

Astuce : Le zellige absorbe l’eau plus facilement que le grès cérame. Appliquez un imperméabilisant adapté après la pose et renouvelez ce traitement tous les deux à trois ans pour préserver l’éclat du matériau.
Robinetterie noire et finitions mate : quand les détails font toute la différence
La robinetterie n’est plus un simple équipement fonctionnel. En 2026, elle devient un élément de décoration à part entière, et le noir mat s’impose comme la finition la plus demandée dans les rénovations de salle de bain haut de gamme.
Ce choix change immédiatement la perception de l’espace :
- Contre un carrelage blanc ou gris clair, la robinetterie noire crée un contraste graphique fort, sans surcharger la pièce
- Associée au zellige ou à la pierre naturelle, elle renforce l’aspect artisanal et soigné de l’ensemble
- En finition mate, elle capte moins les traces de calcaire visuellement, même si l’entretien reste nécessaire (l’eau genevoise est calcaire, avec une dureté moyenne comprise entre 25 et 35 °f selon les communes)
D’autres finitions montent en puissance : le laiton brossé, le bronze et le cuivre, qui apportent une touche plus chaude et intemporelle. Ces matériaux vieillissent bien et développent une patine naturelle avec le temps.
Côté technique : en Suisse, les équipements sanitaires doivent être conformes aux prescriptions de la SSIGE (Société suisse de l’industrie du gaz et des eaux) pour garantir la compatibilité avec les réseaux locaux. Vérifiez toujours que la robinetterie choisie porte le marquage correspondant.
Astuce : Unifiez les finitions dans toute la pièce : porte-serviettes, miroir, poignée de douche et robinetterie dans la même teinte. C’est ce détail qui distingue une rénovation réfléchie d’un assemblage de bons éléments séparés.
Matériaux naturels et ambiance spa : la tendance bien-être s’installe durablement
La salle de bain « effet spa » n’est plus réservée aux hôtels de luxe. C’est l’une des demandes les plus fréquentes lors d’une rénovation de salle de bain à Genève en 2026, et elle se construit avec des matériaux accessibles si l’on choisit bien.
Les matériaux naturels les plus utilisés cette année :
- La pierre naturelle (travertin, marbre, ardoise) : posée en sol ou en mur de douche, elle apporte une chaleur immédiate. Le travertin clair, en particulier, donne une atmosphère méditerranéenne très appréciée dans les appartements genevois aux volumes généreux
- Le bois traité (teck, chêne huilé) : utilisé pour les meubles vasque ou les petits accessoires, il introduit une note organique qui contraste bien avec la céramique froide
- Le béton ciré : moins courant mais très tendance, il permet de couvrir sol et murs d’un seul matériau continu, idéal pour les petites salles de bain où l’on veut éviter les ruptures visuelles
Ces matériaux demandent tous un traitement de surface adapté aux environnements humides. En Suisse, les artisans qualifiés utilisent des produits certifiés conformes aux normes environnementales en vigueur, ce qui garantit à la fois la durabilité et la sécurité des occupants.

Astuce : Si vous aimez l’esthétique de la pierre mais craignez l’entretien, le grès cérame imitation pierre offre un rendu très proche pour un entretien quasi nul. Les formats actuels sont suffisamment réalistes pour tromper l’oeil à quelques mètres.
FAQ
Tout ce que vous voulez savoir avant de rénover votre salle de bain
Vous avez des questions avant de vous lancer ? Voici les points que soulèvent le plus souvent les propriétaires genevois au moment de planifier leur projet.
Faut-il vider entièrement la salle de bain pour la rénover, ou peut-on procéder par étapes ?
Les deux approches sont possibles, mais elles ne correspondent pas aux mêmes situations. Une rénovation complète (dépose totale, reprise de l’étanchéité, nouveau carrelage, nouvelle plomberie) nécessite de vider entièrement la pièce et de l’immobiliser pendant 2 à 4 semaines. C’est l’option la plus cohérente si votre salle de bain date de plus de 15 à 20 ans ou si vous souhaitez changer l’implantation des équipements. Une rénovation par étapes est envisageable pour des interventions légères : remplacement de la robinetterie, pose d’un nouveau meuble vasque, repeinture ou remplacement du miroir. Dans ce cas, les travaux peuvent souvent se faire sans interruption complète de l’usage de la pièce. Un professionnel qualifié peut évaluer avec vous quelle approche correspond à votre situation et à votre budget.
Le zellige est-il vraiment adapté aux salles de bain en Suisse, malgré son caractère poreux ?
Oui, à condition de respecter deux étapes essentielles : une pose sur un support parfaitement étanche (avec membrane d’étanchéité sous le carrelage dans les zones de douche) et un traitement imperméabilisant appliqué sur le zellige après la pose et régulièrement renouvelé. En Suisse, l’eau calcaire peut accentuer les dépôts sur les surfaces poreuses, mais un entretien régulier avec des produits adaptés suffit à préserver l’aspect du matériau. Le zellige est utilisé depuis des décennies dans des environnements humides : c’est un matériau éprouvé, à condition d’être posé correctement par un artisan qui connaît ses spécificités.
Peut-on installer une douche à l’italienne dans une salle de bain de moins de 4 m² ?
Oui, c’est techniquement faisable, et c’est même souvent recommandé pour les petits espaces. Supprimer le receveur surélevé et unifier le sol crée une continuité visuelle qui agrandit la perception de la pièce. Il faut cependant vérifier deux points : la hauteur sous dalle disponible pour créer la pente d’évacuation (minimum 10 à 12 cm de hauteur libre sous le carrelage existant dans la plupart des configurations), et la position de la colonne d’évacuation existante. Si un décaissement n’est pas possible (plancher béton peu épais, par exemple), des solutions techniques alternatives existent, comme les receveurs extra-plats à habiller ou les systèmes d’évacuation latérale. Un artisan spécialisé saura identifier la meilleure option pour votre configuration.
Comment choisir entre baignoire et douche lors d’une rénovation de salle de bain ?
Ce choix dépend d’abord de votre usage quotidien et de votre profil familial. La douche à l’italienne est plébiscitée pour son confort d’accès, son esthétique épurée et son gain de place. La baignoire, quant à elle, conserve une vraie valeur d’usage pour les familles avec de jeunes enfants ou pour ceux qui apprécient un bain régulier. Sur le marché immobilier genevois, la présence d’une baignoire reste un critère apprécié dans les appartements familiaux de type 4 à 5 pièces, où elle peut influencer positivement la valeur locative du bien. Dans les studios et 2 pièces, la douche à l’italienne est clairement l’option qui optimise l’espace et répond aux attentes des locataires actuels. Si la surface le permet, certains projets combinent les deux : une douche à l’italienne et une baignoire îlot, pour un résultat « spa » particulièrement recherché dans les grandes salles de bain genevoises.
Quel est le premier changement que vous souhaitez réaliser, et dans quel délai souhaitez-vous démarrer les travaux ?



